iletaitunefois - Page 3

  • Le charbon végétal activé

    Intoxications : La poudre noire a mauvaise réputation, car il faut soigneusement se brosser les dents après ingestion. Pourtant, dans le monde entier (sauf en France, étrangement) les services d'urgence des hôpitaux l'utilisent, sachant que c'est un désintoxiquant rapide et efficace, au pouvoir adsorbant très puissant (voir : la série urgences, à la télévision).

    C'est une substance poreuse capable de fixer, capter et piéger les substances étrangères ou toxiques dans notre corps, comme dans l'eau (filtres à eaux) ou dans l'air ambiant. Seul ou mélangé à l'argile blanche (effet absorbant plus effet adsorbant), c'est le remède d'urgence par excellence.


    Le charbon adsorbe aussi les venins de serpent, d'abeilles, d'araignée... Il favorise la diminution du taux de cholestérol. Très utile en désintoxication, après un traitement antibiotique, chimique... pour nettoyer le corps (attention : pendant le traitement, le charbon anéantit les effets de tous les médicaments).

    Mode d'emploi : diluer 1 c. à café dans un demi-verre d'eau, bien mélanger, boire.

  • Vers des villes fertiles ?

    La végétalisation des villes a été imaginée comme un moyen de réintroduire la nature dans des tissus urbains déconnectés de leur milieu naturel. Les cultures "industrialisées" ont exclu la nature de leur vie quotidienne et de leurs valeurs, et artificialisé leur environnement. Le but de ces initiatives de végétalisation est de mélanger à nouveau nature et culture, de permettre aux urbains de bénéficier des bienfaits de la nature.

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    Incidemment, ces initiatives concrètes permettent de sensibiliser les urbains aux bienfaits de la nature de manière pédagogique. De nombreux projets de réintroduction de la nature dans la ville prennent forme, dans toute l'Europe. L'Allemagne, pionnière dans le domaine de végétalisation de toiture en Europe, développe ce type de toiture en 1995. Certains projets de végétalisation (Grand Lyon) prennent plus la forme de jardins urbains qui permettent aux habitants d'avoir un "havre de paix" dans leur quotidien. L'exposition Ville Fertile à la Cité Chaillot a d'ailleurs eu pour but d'expliquer ces projets, de faire prendre conscience de la démarche de grande ampleur amorcée.

    La nature dans le ville a de nombreux avantages : au-delà de l'apport évident en terme de bien être, les jardins et potagers permettent de sensibiliser à l'agriculture et permettent un retour concret à la terre, les ruches sur les toits sont un atout indéniable pour la biodiversité dans les villes, les arbres permettent de lutter contre la pollution atmosphérique...

    Beaucoup diront qu'il s'agit d'un effet de mode, mais l'engagement sur ce type de projet doit perdurer et perdurera lorsque les premières réalisations feront prendre conscience des bienfaits de cette démarche sur les vies de chacun, mais aussi de l'efficace moyen de sensibilisation que ces projets représentent.

    La sensibilisation à l'écologie passe souvent par des discours qui, même s'ils retiennent l'attention de certains, ne restent que des paroles. Les projets de végétalisation sont des initiatives concrètes pour obliger à cohabiter avec la nature et donc obliger à reprendre ce paramètre en compte dans les vies de chacun.

    La végétalisation des villes mettra les habitants en lien direct avec la nature, rapport qui s'est perdu : au lieu de jardiner, chacun va faire ses courses, au lieu de cultiver ses propres fleurs chacun va les acheter..

     

  • Du coton bio ?

    De nombreux projets aux Etats-Unis, en Turquie, en Amérique latine, en Afrique et en Asie montrent qu'il est possible de reconvertir au bio les cultures conventionnelles de coton. En Inde centrale, le projet Maikaal est exemplaire à cet égard.
    maikal.JPGLe projet a démarré en 1992 à l'initiative de Patrick Hohmann, le directeur de Remei AG, un commerce de textiles de Rotkreuz, avec une seule ferme pilote dans le territoire de la filature Maikaal Fibres Ltd. Aujourd'hui 1 100 familles paysannes cultivent 6 000 ha en bio. La moitié de la surface produit du coton, et l'autre moitié des cultures en rotation comme du blé ou des pois chiches. Les cultures sont certifiées conformes aux directives bio de l'Union européenne par IMO (Institut für Marktökologie).


    Le projet Maikaal est implanté dans une région cotonnière traditionnelle sur les rives du fleuve Narmada dans le centre de l'Inde, dans l'Etat du Madhya Pradesh.


    De nombreuses familles paysannes possèdent chacune entre un et deux hectares de terres agricoles et travaillent encore aujourd'hui avec des moyens très simples. Des bœufs tiennent lieu de tracteurs, on récolte et on désherbe à la main, ce qui rend superflue l'utilisation massive d'herbicides chimiques.
    Même en production conventionnelle, cette région n'avait jamais abandonné les cultures mixtes et les rotations des cultures. Cela a d'emblée paru favorable à l'agriculture bio, mais cela n'avait pas suffi à empêcher les paysans de devenir ces dernières décennies dépendants des engrais et pesticides chimiques. Pucerons, cicadelles et vers des capsules, un ravageur capable de détruire totalement les capsules du coton, provoquent des pertes immenses.


    On recourt alors aux insecticides, qui éliminent la quasi-totalité des auxiliaires alors que les ravageurs deviennent rapidement résistants. On a donc dû employer des quantités toujours plus grandes de pesticides toujours plus toxiques, ce qui a provoqué une massive augmentation des coûts de production.
    Les préoccupations économiques n'ont donc pas été les moindres à motiver l'intérêt de ces paysans pour des solutions différentes. Il faut cependant beaucoup de courage pour renoncer à la chimie sur un champ qui est souvent le seul que la famille possède.

     

  • Jardine-moi ma ville

    Il est facile de donner des exemples de cultures qui vivent encore très proches avec la nature, beaucoup moins facile de proposer des solutions pour réintroduire la nature dans des cultures « modernes » éloignées de la terre. Somme toute, plus facile de critiquer notre modèle que de proposer des solutions pour l’améliorer.

    Essayons-nous tout de même à l’exercice… Le concept de « ville fertile » ou ville nature est un pas vers la réintégration et donc la sensibilisation de fait de la population urbaine. Mais une réelle sensibilité à la nature et à ses bienfaits passe par une action en faveur de la nature. Le citadin doit être acteur de sa nature, il ne doit pas passivement admirer un verdissement de la ville.

    ville-jardin.JPGL’idée de jardins et de vergers sociaux est en train de faire son chemin. Qu’est-ce qu’un jardin social ? L’idée est de faire des potagers et des vergers en ville. Vous me dire « Mais cela existe déjà, les gens cultivent de petits potagers ». Oui mais :

    - Ce sont de petits potagers, et tout le monde sait qu’en ville, l’espace est cher et plébiscité par l’immobilier

    - Ce sont des potagers individuels

    Le but des jardins potagers est double : réintroduire la nature vivrière et la biodiversité en ville mais aussi, en un moment de crise où se nourrir n’a jamais coûté aussi cher, de développer une microagriculture dans l’intérêt général. Le principe est simple : sur un terrain municipal, il s’agit de développer des potagers et des vergers parrainés par un nombre donné de familles sur la commune qui peuvent venir, le moment donné, récolter un panier du potager ou verger gratuitement. Les familles sont choisies sur la base de leur motivation pour venir entretenir le potager avec l’aide d’un agent municipal. En fonction du surplus une fois que les familles ont récolté leur panier, les fruits et légumes peuvent être revendus à des tarifs préférentiels à une AMAP ou transformés, toujours dans le cadre de partenariats.

    Alors que la ville se résume pour certains à la solitude et au béton, les potagers sociaux proposent de transformer le paysage urbain en rendant le citadin acteur, de créer du lien au sein d’une communauté autour d’un projet écologique et solidaire.

  • Filtre chlore Hydropure classic

    Notre avis : "Idéal pour les peaux sensibles, pour les bébés et pour les grands."

    Infos complémentaires
    C'est sous une douche chaude que l'on absorbe beaucoup plus de chlore par inhalation que pendant toute une journée en buvant l'eau du robinet. On a sélectionné pour vous ce filtre pour la salle de bains. Car avec une eau sans chlore, la peau redevient douce et les cheveux soyeux. Sans rien changer à votre appareillage de douche, le filtre boule chlore s'installe directement à l'arrivée du robinet de la douche.

    Ce filtre élimine le chlore et filtre les métaux lourds, fer, plomb, cuivre, mercure, le sulfure d'hydrogène et aussi les bactéries et limite le dépôt de calcaire. La cartouche a une capacité de 55 000 l (environ 1 000 douches), soit une longévité de 12 mois pour une famille de 2 à 4 personnes.

    Un espace de 5 cm entre l'axe du robinet et le mur est nécessaire pour installer ce modèle

     

  • Zoom sur les cultures en terrasse

    L’eau, ou « or bleu » est d’ores et déjà une ressource rare, je ne vous apprends rien. L’arsenal industriel et technologique mis en œuvre pour la retraiter, la dessaliniser, la rendre potable le prouve bien. Les pratiques ancestrales peuvent être à ce titre riches d’enseignements.

    L’agriculture en terrasse, pratiquée notamment en Chine, en Indonésie ou aux Philippines, n’a pas pour seul intérêt d’offrir à notre vue des paysages époustouflants, elle témoigne aussi et surtout d’une gestion des cultures agricoles adaptée aux conditions environnementales locales.

    Technique de montagne et de semi-montagne dans des régions tropicales humides ou de climat méditerranéen, elle permet d’irriguer les cultures en eau de manière naturelle et lutte contre l’érosion des sols. Procédé relativement fréquent en région méditerranéenne jusqu’au début du XXe siècle, il a été rapidement abandonné lorsque la technique a permis de trouver un système qui demande moins de main d’œuvre.

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    Le système des cultures en terrasses est relativement simple :

    l’eau, avec la chaleur de la vallée, s’évapore et une fois arrivée dans les hauteurs de la montagne se condense et se transforme en pluie récupérée par les canaux creusés à cet effet. Elle ruisselle ensuite pour alimenter les cultures diverses, et même les habitations, avant de rejoindre le lit de la rivière en contrebas.  Ce qui permet d’alimenter les rizières (enjeu d’alimentation crucial pour beaucoup de populations), d’augmenter la surface cultivable en zone montagneuse, tout en respectant le cycle de l’eau.

    Ces zones sont aussi en outre de véritables conservatoires de biodiversité, grâce à l’utilisation de fertilisant naturels et à la richesse des sols.

    Ce type de technique témoigne d’une adaptation et d’une gestion des ressources naturelles remarquables, et ce sans aucune technique industrielle, comme peuvent aussi en témoigner aussi les « chinampas », les jardins flottants mis au point en Mésoamérique par les aztèques pour pouvoir cultiver dans les zones marécageuses. 

    Les civilisations millénaires n’ont pas fini de nous étonner.