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  • Une réalité socio-économique de la nature ?

    Titre un peu ronflant, je sais. Mais le concept mérite d’être quelque peu approfondi. Qu’est-ce que la nature ? Si je vous dis que la nature n’est pas la même pour un Breton qui vit en bord de mer dans un petit village isolé que pour un Parisien qui voit plus souvent l’eau de pluie que l’eau de mer, vous êtes d’accord ? Il existe donc bien une réalité géographique de la connaissance de la nature : selon le paysage, l’environnement dans lequel nous vivons, nous sommes plus ou moins sensibles à la nature qui nous entoure. Au-delà de cette réalité géographique, il existe une réalité socio-économique.

    La situation géographique peut être un facteur qui prédispose à connaître (et donc à aimer) ou pas la nature. Vivre dans un tissu urbain et vivre dans un tissu rural n’a clairement pas les mêmes conséquences. Mais vivre dans un tissu urbain sans possibilité de partir à la découverte de la nature, ne serait-ce que pour aller visiter la ferme du coin ou le Parc Naturel Régional à 200 km a des conséquences toutes autres. Car quand nous ne pouvons choisir, ni la situation géographique, ni le fait de découvrir ou non la nature, l’ignorance se vit comme une fatalité plutôt qu’un choix délibéré.

    Difficile de comprendre pourquoi tout le monde s’écrie qu’il faut protéger l’environnement quand la connaissance de l’environnement de résume aux brins d’herbe dans le par cet aux arbres sur le bord de la route. Créons une nature solidaire ! Donnons une chance à ceux qui ne peuvent découvrir les merveilles de la nature de le faire !

    La même réflexion vaut pour l’autre côté du spectre socio-économique. La déconnexion à la nature est totale parce que l’idée de besoin est absente. La nature devient alors ornementale, est reléguée à une fonction récréative, elle peut faire jolie. Elle peut même être formidable et impressionnante, en Amazonie ou quelque autre endroit exotique où la nature est fabuleuse. Mais le fait d’être dépendant de la terre et de la nature n’est absolument pas assimilé

    Le travail de sensibilisation à la nature est donc extrêmement différent selon la population. Facteur à prendre en compte, non ? En prenant garde, surtout, à ne pas tomber dans la caricature …

  • Les produits d'entretien et l'environnement

    LES PRODUITS D'ENTRETIEN

    produits.JPGL'entretien de la maison et du linge fait appel à toute une série de produits qui, après usage, sont rejetés dans l'environnement où ils vont accroître la charge polluante des eaux, de l'air, des sols,...

    La gamme des produits d'entretien proposée aux consommateurs s'élargit sans cesse: les produits se diversifient, se spécialisent, créant même de nouveaux besoins de nettoyage. Là où nos grand-mères utilisaient du savon, nous avons recours à une dizaine de produits différents.

    Certains produits comme les lessives et les détergents pour vaisselle sont utilisés et rejetés en quantités telles que même leurs ingrédients les plus banaux représentent des risques pour les milieux aquatiques.

    Par exemple, les phosphates participent à l'eutrophisation: des algues prolifèrent en compromettant la survie des lacs et des cours d'eau lents. Les détergents de synthèse provoquent des détériorations des muqueuses des poissons et contaminent les chaînes alimentaires.

    Les produits d'entretien contiennent aussi des ingrédients plus dangereux qui, bien que déversés en moindres quantités, peuvent provoquer de graves perturbations des écosystèmes aquatiques.

     

  • COP21

    Le 29 novembre, sur toute la planète, le ciel s'est couvert de zébrures blanches et cotonneuses. Puis, à Paris, pendant dix jours, un majestueux ballet de limousines rehaussera l'éclat des célèbres avenues. Les hôtels, les traiteurs et les restaurants travailleront à plein régime pour les dizaines de milliers de personnes qui accompagneront les deux-cents chefs d'état attendus. Les sociétés d'emballage augmenteront leur production pour répondre à la demande de gobelets, couverts en plastique et assiettes jetables nécessaires à l'alimentation des participants. Le spectre du chômage s'éloignera, ainsi que toutes les angoisses concernant le réchauffement climatique.

     

    Je ne peux empêcher que le dioxyde de carbone sorte de votre pot d'échappement, quand vous prenez votre voiture.
    Je ne peux empêcher le gaspillage de litres d'eau et d'énergie, quand vous prenez un bain ou une douche de 25 minutes.
    Je ne peux empêcher la production d'une demi-poubelle d'emballages, quand vous prenez un repas dans un fast-food.
    Je ne peux empêcher que votre avion, votre bateau, votre bus fassent du bruit, émettent des produits toxiques, empoisonnent l'air, l'eau, les animaux, les êtres humains, quand vous faites des centaines ou des milliers de kilomètres pour pratiquer la plongée sous-marine, le ski nautique, le jet-ski ou le kitesurf sur une plage paradisiaque.
    Je ne peux empêcher que la montagne se couvre de pylônes, de parkings et de résidences de vacances, quand vous décidez d'aller faire du ski

  • Éoliennes offshore en Corée du Sud

    La quatrième économie du continent asiatique a décidé de miser sur l’éolien offshore.

    eolienne.JPGConscientes du potentiel du pays en termes d’éolien marin les autorités sud-coréennes ont officialisé le 2 novembre dernier un projet de « mégaferme » en mer Jaune, au large de la côte sud-ouest du pays, dont le coût total a été évalué à environ 6 milliards d’euros.

    Pour financer ce projet, les grands noms comme Daewoo Shipbuilding ou encore Hyundai Heavy Industries sont parties prenantes pour intervenir dans ce projet. De plus, Séoul y contribuera à hauteur de 19 millions d’euros.

    Ce projet consistera en l’érection de cinq cents turbines d’une capacité de 2500 MW qui devraient entrer en service en 2019, sachant que vingt premières éoliennes d’une capacité annuelle de 5 MW seront construites d’ici 2013 à titre expérimental. Chantier qui s’imposait d’autant plus que la Corée du Sud importe actuellement 97 % de son électricité et demeure très dépendante des énergies fossiles.

    « Compte tenu de la rareté des terrains dans notre pays, les parcs éoliens offshores causent moins de dommages à l’environnement [...] tout en étant une source d’énergie beaucoup plus prometteuse que leurs homologues terrestres », affirme le ministère.

    video : éolienne off shore du monde

  • Alimentation et qualités élémentaires

    Nous avons tous en nous une sorte de paysage culinaire particulier plus ou moins riche, un jardin… qui n'est pas toujours secret. Il est certes changeant mais il conserve généralement quelques caractéristiques. Pour certains la nourriture doit être consistante ou pesante ou farineuse, pour d'autres grasse ou bien encore légère, aérée ou fluide, froide ou croquante, etc.
    Après avoir considéré les quatre goûts fondamentaux, nous aimerions développer un peu ce que les Anciens appelaient les qualités élémentaires qui trouvent, tout naturellement, des illustrations exemplaires dans la nourriture.

    alimentation.JPG


    Ces considérations nous amèneront à
    ressentir un certain nombre de choses puisque cette forme écrite ne permet pas les expériences pratiques.


    Prenons l'exemple journalier de ce qu'on appelle dans notre pays le petit déjeuner. Après la nuit, cette période de repos et… de jeûne vient le réveil, nous absorbons d'abord, grâce à nos sens, les informations que nous donne le monde extérieur, quelle heure est-il, quelles nouvelles dans le monde, quel temps fait-il, les enfants sont-ils levés ?, etc. Puis… nous absorbons le monde non plus psychiquement mais physiquement, nous " déjeûnons ".


    La "musique" de ce repas est riche en enseignement. Dans certains cas c'est un moment plutôt craquant, "scrotch" où entrent en scène les corn-flakes, les biscottes ou autres toasts et knäckebrot.


    Dans d'autres cas la musique se fait plus fluide, c'est le fromage blanc qui glisse, le porridge un peu gluant ou encore la tartine trempée qui fait éponge, on est alors loin du scrotch… plus près sans doute du chlurf (mais bien d'autres onomatopées restent à trouver).
    En plus du sec et de l'humide, nous choisissons aussi pour les boissons toutes les variantes du chaud et du froid.

     

  • Le charbon végétal activé

    Intoxications : La poudre noire a mauvaise réputation, car il faut soigneusement se brosser les dents après ingestion. Pourtant, dans le monde entier (sauf en France, étrangement) les services d'urgence des hôpitaux l'utilisent, sachant que c'est un désintoxiquant rapide et efficace, au pouvoir adsorbant très puissant (voir : la série urgences, à la télévision).

    C'est une substance poreuse capable de fixer, capter et piéger les substances étrangères ou toxiques dans notre corps, comme dans l'eau (filtres à eaux) ou dans l'air ambiant. Seul ou mélangé à l'argile blanche (effet absorbant plus effet adsorbant), c'est le remède d'urgence par excellence.


    Le charbon adsorbe aussi les venins de serpent, d'abeilles, d'araignée... Il favorise la diminution du taux de cholestérol. Très utile en désintoxication, après un traitement antibiotique, chimique... pour nettoyer le corps (attention : pendant le traitement, le charbon anéantit les effets de tous les médicaments).

    Mode d'emploi : diluer 1 c. à café dans un demi-verre d'eau, bien mélanger, boire.