COP21

Le 29 novembre, sur toute la planète, le ciel s'est couvert de zébrures blanches et cotonneuses. Puis, à Paris, pendant dix jours, un majestueux ballet de limousines rehaussera l'éclat des célèbres avenues. Les hôtels, les traiteurs et les restaurants travailleront à plein régime pour les dizaines de milliers de personnes qui accompagneront les deux-cents chefs d'état attendus. Les sociétés d'emballage augmenteront leur production pour répondre à la demande de gobelets, couverts en plastique et assiettes jetables nécessaires à l'alimentation des participants. Le spectre du chômage s'éloignera, ainsi que toutes les angoisses concernant le réchauffement climatique.

 

Je ne peux empêcher que le dioxyde de carbone sorte de votre pot d'échappement, quand vous prenez votre voiture.
Je ne peux empêcher le gaspillage de litres d'eau et d'énergie, quand vous prenez un bain ou une douche de 25 minutes.
Je ne peux empêcher la production d'une demi-poubelle d'emballages, quand vous prenez un repas dans un fast-food.
Je ne peux empêcher que votre avion, votre bateau, votre bus fassent du bruit, émettent des produits toxiques, empoisonnent l'air, l'eau, les animaux, les êtres humains, quand vous faites des centaines ou des milliers de kilomètres pour pratiquer la plongée sous-marine, le ski nautique, le jet-ski ou le kitesurf sur une plage paradisiaque.
Je ne peux empêcher que la montagne se couvre de pylônes, de parkings et de résidences de vacances, quand vous décidez d'aller faire du ski

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