Le jardinage biodynamique

En ce mois de mars, la saison de jardinage est sur le point de démarrer... hiver est toujours long pour les passionnés du jardinage. La vie semble reprendre ses droits avec l'arrivée des premiers bourgeons et germes.
Dynamis, en grec, signifie force, puissance voire même fécondité selon les différentes acceptions. Comment redonner force et vitalité à son jardin en pratiquant la méthode biodynamique, ou plutôt en adoptant une "biodynamique attitude" ?

Un socle commun avec le jardinage biologique


jardin.JPGPratiquer la biodynamie au jardin, c'est avant tout impulser une dynamique de vie au sol, à la plante et au lieu.
Entre jardinage biologique et jardinage biodynamique, il existe des liens de parenté qu'il est bon de rappeler. Il s'agit pour un jardinier bio ou biodynamique de :
- nourrir le sol, en particulier par du compost afin de développer la vie microbienne et non de nourrir la plante en perfusion directe d'engrais de synthèse,
- mettre en pratique et rechercher des alternatives aux traitements phytosanitaires chimiques,
- développer la diversité biologique en faisant du jardin un système écologique équilibré avec le soutien des animaux auxiliaires et en cultivant des variétés adaptées au terroir,
- cultiver un lien profond avec les plantes et les animaux,
- organiser des rotations au jardin qui tiennent compte de la nature de la plante : on cultive, dans l'ordre, des plantes sarclées, nettoyantes et qui si possible laissent un bon reliquat de matière organique, puis des plantes-fruits, des plantes-feuilles, des plantes-racines en enfin des plantes-fleurs.

Les particularités du jardinage biodynamique


Celles-ci résident concrètement, en jardinage, en deux points principaux: l'application de préparations spécifiques et le travail avec les rythmes cosmiques (calendrier des semis). En approfondissant les principes de la biodynamie, on notera encore l'importance de la recherche d'autonomie par le concept d'organisme (agricole pour les agriculteurs et individualité du jardin pour le jardiniers), autonomie sur la question de la fertilisation, de la production de semences, sur l'équilibre écologique global du jardin, etc.

Les rythmes cosmiques


Si autrefois les rythmes cosmiques étaient tout naturellement pris en compte par nos anciens, les liens de l'homme à la nature se sont aujourd'hui distendus, une nouvelle étape d'évolution s'est probablement ouverte. C'est pourquoi le jardinier doit désormais se réapproprier ces savoirs pour produire une alimentation de qualité.
Travailler dans le respect des rythmes, ce n'est pas obéir à un quelconque culte ou à une croyance ésotérique, mais c'est d'abord comprendre et observer ce qui se passe quand on cultive la terre. Travailler avec les rythmes cosmiques au jardin, c'est donner des impulsions renouvelées par chaque geste effectué tout au long de l'année, chaque sarclage, griffage, épandage de compost, labour ou autre.
Tout en gardant les pieds sur terre, le jardinier biodynamique travaille grâce à la conscience de ses actes. Parfois, il faut semer un jour qui ne convient pas, mais c'est toujours mieux que de ne pas semer du tout en manquant la bonne saison en raison d'une météo peu coopérative. Ceci étant, pourquoi se priver d'indications qui vont vous permettre de produire une alimentation de qualité de manière finalement assez simple. Il y aura bien des occasions durant la saison pour rattraper cette impulsion de départ a quelque peu faussée.
L'homme est souvent contraint de travailler de nuit, parfois de manière irrégulière, mais les médecins, en particulier les neurobiologistes, ont étudié les conséquences sur la santé des salariés et ils savent bien le prix à payer de ces arythmies. Pour les plantes, il en va de même, mais à un degré plus important puisqu'elles vivent en totale dépendance des rythmes de la journée, du mois (rythmes lunaires) et de l'année (et de nombreux autres rythmes). On parle beaucoup aujourd'hui de calendriers lunaires, mais de quoi parle-t-on vraiment, de quels rythmes s'agit-il ?
jardin2.JPGLe concept a été introduit en France il y a une cinquantaine d'années à la suite des travaux de Maria Thun, chercheuse allemande qui a approfondi les travaux de Rudolf Steiner et d'Ehrenfried Pfeiffer. En biodynamie, nous parlons de préférence de rythmes cosmiques. Pourquoi ?
Le travail avec les rythmes commence en fait avec les rythmes quotidien et annuel du soleil, nous poursuivons par les influences de certaines positions planétaires puis avec le passage de la Lune devant les constellations du Zodiaque, seul facteur aujourd'hui à peu près intégré et validé correctement dans les différents agendas lunaires.
On peut comparer le rythme solaire à une respiration ; inspiration le matin et au printemps, expiration le soir et à l'automne. De plus, le calendrier des semis édité par le Mouvement de culture biodynamique intègre des données sur différentes influences complémentaires : périgée, nœuds lunaires, trigones planétaire qui parfois dominent les influences lunaires et qui donnent des indications qui peuvent paraître pour le profane comme des contradictions (jour indiqué à tendance fruit quand la Lune est devant une constellation feuille, par exemple).

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