iletaitunefois

  • Des familles paysannes se reconvertissent au coton bio

    Un vide dans le cahier des charges international du bio

    La destruction des ressources mondiales d'eau douce fait partie des problèmes les plus pressants de notre époque. La conférence mondiale sur l'eau qui s'est tenue l'année passée à La Haye était unanime : l'agriculture joue dans ce contexte un rôle clé. Les pesticides et les engrais chimiques sont désignés dans le monde entier comme la plus problématique des sources de pollution des eaux. Et plus des deux tiers de l'eau potable sont utilisés pour l'irrigation artificielle.
    Le coton est un bon exemple : 73 % des récoltes proviennent de champs artificiellement irrigués. Le rendement est de 894 kg à l'hectare dans les cultures irriguées et de 391 kg dans les cultures pluviales… la proportion de terres irriguées continue donc logiquement d'augmenter. Deux stratégies doivent être mises en œuvre pour gérer de manière plus durable le capital aquatique de la Planète Bleue : optimiser les cultures pluviales et favoriser les méthodes durables d'irrigation. Il n'y a pourtant encore aucune directive pour la gestion durable des ressources en eau, et ce ne sont pas les normes bio qui comblent ce vide.
    Ceux qui ne pensent pas seulement à une alimentation saine mais aussi à l'environnement et à des dimensions globales lorsqu'ils pensent au bio s'intéresseront forcément aux textiles.
    Mais quel rapport la mode peut-elle bien avoir avec l'agriculture ? Le coton est la plus importante des fibres textiles, mais aussi l'une des plus problématiques des productions agricoles. Elle recourt classiquement à des quantités catastrophiques de pesticides. Comme le montre le projet Maikaal, l'agriculture biologique peut montrer des voies qui permettent de sortir du cercle vicieux des poisons, mais le marché des textiles bio est très dur.

    Une culture intensive impitoyable

    Les faits sont préoccupants : les cultures de coton utilisent à elles seules 24 % des pesticides vendus dans le monde alors qu'elles ne représentent que 2,4 % de la surface agricole mondiale. Pendant des décennies, la culture du coton n'a poursuivi que deux objectifs : rendement maximal et qualité optimale des fibres. Alors que les surfaces de coton sont restées les mêmes, les rendements on triplé depuis 1930.
    Cette évolution a mené cette culture dans une impasse. Basé à Washington, l'International Cotton Advisory Comittee (ICAC) observe en effet depuis quelques années une diminution des rendements due principalement aux ravageurs, à la salinisation ou à la paludification des sols ainsi qu'à la diminution du niveau des nappes phréatiques.
    La Chine a dû abandonner la culture du coton dans des régions entières alors que le Pakistan est confronté à une énorme diminution des rendements à cause des insectes. Dans les pires cas, comme par exemple autour de la mer d'Aral en Asie centrale, la culture du coton a perturbé de manière pratiquement irrécupérable les écosystèmes de régions immenses.
    Lorsqu'on en est là, plus rien ne pousse, même pas les cultures vivrières. La qualité des sols et de l'eau, notamment de l'eau potable, n'est pas seule à souffrir de l'utilisation massive des pesticides, c'est aussi le cas de la santé des habitants de ces régions. La plupart des pesticides utilisés sur le coton sont en effet classés par l'OMS parmi les substances dangereuses et même très dangereuses.

    Urgence, urgence
    Plus de 70 pays cultivent du coton, mais les six principaux totalisent environ 75 % de la production mondiale. La Chine et les Etats-Unis sont les plus gros producteurs, suivis de l'Inde, du Pakistan, de l'Ouzbékistan et de la Turquie.
    Il serait impensable de stopper la production de coton. Pour de nombreux pays en effet, l'importance économique de la culture du coton et de l'industrie textile qui en dépend est trop importante. C'est ainsi que le coton et les textiles représentent les deux tiers des exportations du Pakistan. En Amérique latine, en Asie et en Afrique, des millions de petites familles paysannes dépendent de la culture du coton. La demande croît malgré la progression des textiles synthétiques. Il est donc urgent de concevoir des stratégies de production plus durables.

     

  • Connaissez-vous les Yupiks ?

    Les Yupiks sont une communauté du peuple Inuit, venant d’une descendance différente, la descendance thuléenne. Question piège, certes, mais qui montre bien la méconnaissance qui entour les peuples autochtones aujourd’hui, qu’il s’agisse de leur nom, de leur fonctionnement, de leurs valeurs … Les Inuits ont vécu une histoire tristement similaire aux autres peuples dont les terres ont été colonisées. Je ne vais pas revenir sur ce point car les conséquences de la colonisation sont aujourd’hui connues de tous : violence, acculturation, épidémies liées à des microbes importés, alcool, privation de terre etc. Le combat mené contre cette colonisation, pour la survie d’une certaine culture inuit a abouti à la création du Nunavut, nouveau territoire canadien que beaucoup d’Inuits Canadiens conçoivent comme leur patrie, et la création du Kativik, administration Inuit dans la région de Nunavik. La culture inuit s’est transformée au contact des colons : l’arme à feu a par exemple profondément modifié les techniques de chasse, l’écriture a été introduite de manière forcée dans une culture de tradition orale …

    La culture inuit s’est adaptée et à survécu à la colonisation. Mais pourra-t-elle survivre aux conséquences de la consommation inconsidérée ? Aux premières loges d’un changement climatique inédit, leurs modes de vie sont plus menacés que jamais. Les chasseurs font face à des conditions météorologiques sans précédent, la pêche dite « blanche » (sur glace) est rendue impossible par des conditions trop extrêmes (glace trop épaisse en hiver, trop fine et instable au printemps), certains se retrouvent prisonniers de leurs morceaux d’île, isolés du monde, la biodiversité s’effritent et les espèces les plus communes sur lesquelles reposent l’alimentation des Inuits disparaissent.

    Alors même que ces menaces deviennent de plus en plus présentes, la région est convoitée par les compagnies pétrolières pour les ressources insoupçonnées de ses mers. Comme si les changements auxquels fait face la population n’importaient absolument pas : allons prendre dans la région la plus touchée par le changement climatique de quoi aggraver encore un peu plus la situation !

  • jardinage biodynamique : les préparations

    Les préparations à pulvériser en jardinage biodynamique


    L'utilisation des préparations de bouse de corne (dite 500) et de silice de corne (dite 501) est indispensable en agriculture biodynamique.
    La bouse de corne est élaborée à partir de bouse de vache. Cette préparation favorise la structure du sol, stimule la vie microbienne et la formation de l'humus. Pulvérisée de préférence avant les semis, elle aide la plante à développer ses racines et ainsi à mieux approvisionner sa partie supérieure. Nous l'utilisons également lors des repiquages. Une portion de 25 g dynamisée une heure dans un récipient (évitez le plastique) de 25 litres permet de traiter environ 25 ares. Il est très important de former un bon vortex (tourbillon) en tournant la préparation. Cette dynamisation a pour vocation d'oxygéner et de vivifier la substance. Cette préparation, une fois brassée, doit être utilisée dans les 3 à 4 heures qui suivent car ensuite elle perd rapidement son action.

    La silice de corne
    Le silicium (quartz SiO2) est le constituant principal de l'écorce terrestre (47 %). Dans sa forme la plus pure, il laisse passer la lumière sans opposition. Le quartz très finement moulu, utilisé pour la silice de corne, possède une grande surface active à la lumière. le silicium pénètre dans les plantes (herbes, prèle) et dans le corps des animaux et des hommes (peau, œil, nerfs). Dans le sol, nous trouvons le silicium dans l'argile comme silicate d'alumine sous forme colloïdale. Sous cette forme, le silicium peut être absorbé par la plante, mais curieusement son rôle n'a guère intéressé les agronomes.
    La silice de corne renforce énormément le métabolisme de la lumière (photosynthèse) et apporte une vigueur et une qualité lumineuse aux plantes, équilibrant la trop grande luxuriance et atténuant les tendances aux maladies. La qualité nutritive des aliments, leur goût et leur arôme sont mis en valeur. Nous prenons une pointe de couteau, soit environ 1 g de silice de corne que nous brassons une heure dans 5 à 10 l d'eau. Ceci suffit pour 25 à 50 ares de surface cultivée. On le voit, on se situe dans des proportions homéopathiques, mais les sceptiques n'auront qu'à pulvériser une silice de corne en fin de matinée, en juin ou en été sur de jeunes pousses de salade ou sur n'importe quel végétal et observer le résultat, nous reparlons après de son efficacité.

    Le "compost de bouse" Maria Thun
    Mis au point par Maria Thun en jardinage biodynamique , ce mini compost possède la particularité de se conserver trois jours et d'avoir une durée de dynamisation moindre, vingt minutes. Il permet une bonne vie microbienne, il active la décomposition des végétaux et des matières organiques et, de ce fait, il favorise une restructuration rapide des sols.

    Les plantes des préparations à pulvériser en tisanes et
    décoction


    Les plantes utilisées dans les préparations du compost se sont avérées très utiles en pulvérisation de tisanes et de décoctions. Ainsi, pour lutter contre le mildiou de la tomate; ou contre les différentes maladies cryptogamiques de la vigne, les biodynamistes remplacent de plus en plus les traitements au cuivre par des pulvérisations à base d'ortie, d'achillée, de camomille ou de prêle (en raison de sa richesse en silice). Le principe d'autonomie Ces préparations ont pour vocation d'être élaborées par les jardiniers eux-mêmes en partenariat avec des agriculteurs, mais compte tenu du temps important qu'elles nécessitent, elles sont aujourd'hui fournies par des associations régionales ou des entreprises privées; elles peuvent être l'occasion de développer des liens associatifs, notamment avec les agriculteurs. Elles permettent de concrétiser un des fondements de la biodynamie qui veut que la production agricole trouve son autonomie.
    Pour le biodynamiste, il est important de favoriser le plus possible le principe d'autonomie, c'est pourquoi le technico-commercial engendrera difficilement un grand chiffre d'affaires avec les biodynamistes : pas d'achat d'engrais si le compost est élaboré, pas d'achat de produits phytosanitaires, excepté éventuellement des plantes séchées, peu d'achat de semences pour le jardinier qui maîtrise la production et la sélection de ses semences: la biodynamie n'est pas un bon créneau commercial.

    Travailler avec le vivant
    Comme on aura pu le constater, au terme de cette présentation, la biodynamie n'est pas restée figée en 1924, année du fameux cours donné par Rudolf Steiner, le travail de recherche tant sur les rythmes que sur l'application de préparations ou de tisanes de plantes a de beaux jours devant lui et incarne une alternative qui ouvre de grandes perspectives aux passionnés du travail avec le monde vivant.

     

  • Filtre sur évier Hydropure CT

    Retrouver les joies de l'eau claire et pure avec ce filtre facile d'utilisation. Comme l'eau en bouteille, elle améliore le goût des boissons, tisanes, thé, café… sans entartrer les appareils. L'eau filtrée est idéale pour la cuisson des légumes. Et puis finie la corvée des bouteilles à transporter.


    filtre.jpgGrâce à son filtre à charbon actif compacté à grande sécurité de filtration, il élimine les métaux lourds, pesticides, bactéries, les impuretés…
    Température d'utilisation inférieure à 40 °C. Livré avec une cartouche de 10 000 litres, durée de vie d'environ 6 mois. Débit de 1,5 l/mn. Le coût du litre d'eau filtrée est de 1,50 cent. Brevet mondial.


    ATTENTION : Nouveau filtre plus performant.

  • La bonne idée du Bhoutan

    Au Bhoutan, 65% de la population vit dans des zones rurales et 96% de la population rurale vit dans des conditions extrêmes de pauvreté. La lutte contre la pauvreté est un enjeu de taille qui pourrait, comme bien souvent, être dé corrélé des problèmes de préservation de l’environnement. L’articulation des différents enjeux du développement durable peut s’avérer difficile dans ces conditions, mais le Bhoutan a réussi à transformer cette contrainte en un avantage original.

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    Dans un pays où la démocratie n’existe que depuis quatre ans, une gestion communautaire de la forêt a été imaginée de sorte à valoriser les populations rurales pauvres. Le Community Forest Management ou CFM. Le CFM, qui n’était qu’un projet pilote, compte aujourd’hui 328 communautés impliquées dans la gestion de 30 000 hectares de forêts, soit 2% de la superficie du pays.

    Comment fonctionne ce petit miracle ?

    Le département des Forêts est constitué de fonctionnaires qui vont sensibiliser à la gestion de la forêt dans les différentes provinces. Les communautés rurales peuvent ainsi se former à la gestion d’une forêt, sur le plan pratique mais aussi légal. Après cette formation initiale assurée par l’Etat, les communautés peuvent postuler auprès du responsable forestier du district. Si cette candidature est acceptée, un plan de gestion forestière est établi en concertation avec la communauté après un recensement de ressource pour établir les différentes zones d’exploitation.

    Les communautés rurales peuvent ainsi prélever des ressources dans la forêt et en tirer une activité économique, tant que celle-ci est en accord avec le plan établi conjointement avec les représentants de l’Etat. Ils établissent ainsi une subsistance durable en préservant leur patrimoine écologique et économique. L’Etat de son côté prélève une taxe de 120 ngultrums (2€) par arbre adulte. La préservation des forêts permet aussi de conserver les ressources en eau et donc les revenus tirés de la vente de l’hydroélectricité à l’Inde.

    Grâce à ce système, le Bhoutan a pu s’engager constitutionnellement à préserver un couvert forestier d’au moins 60% dans le long terme, ce qui en ferait le pays le plus protecteur de son couvert forestier en Asie. Le système de CFM a aussi été adopté par le Cambodge, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam. Un modèle qui peut s’avérer un atout important pour la préservation de la forêt en Asie, et une solution qui allie tradition rurale et préservation de l’environnement.

  • Principes du jardinage biodynamique

    Les principaux rythmes lunaires utilisés en jardinage biodynamique

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    Le rythme sidéral : il s'agit du passage de la Lune devant les constellations zodiacales, rythme fondamental en jardinage biodynamique.
    En effectuant sa rotation autour de la Terre, chaque mois la Lune passe devant les douze constellations du Zodiaque, comme le fait le Soleil en un an (d'un point de vue géocentrique). Le rythme sidéral est donc la période qui sépare deux passages successifs de la Lune devant le même groupe d'étoiles du Zodiaque.
    Les plantes cultivées sont classées en quatre groupes en fonction des parties qui sont consommées.
    Les plantes-racines comme les carottes, radis, navets, sont à semer, soigner et récolter aux dates-racines (passage de la Lune devant les constellations du Taureau, de la Vierge ou du Capricorne), les plantes-feuilles comrne les choux, poireaux, salades, en jours-feuilles (Scorpion, du Cancer ou des Poissons), les plantes-fleurs (vivaces, bisannuelles, ou arbustes à fleurs) en jours-fleurs (Balance, Gémeaux, Verseau) et les plantes-fruits comme les cucurbitacées, les tomates, en jours-fruits (Bélier, Lion, Sagittaire).


    Le rythme tropique : la Lune montante et descendante. La lune est dans une phase soit ascendante, soit descendante : c'est-à-dire que d'un soir à l'autre elle se situe plus haut que la veille ou plus bas. Ce mouvement induit une force qui pousse les plantes soit à s'élever, soit à former des racines. De manière fort logique, ce rythme est utilisé pour les repiquages et plantations, les labours et l'incorporation du compost (en phase descendante), ou pour les greffages, la récolte des fruits (en phase montante).
    Par exemple, les radis sont positivement sensibles au semis en début de Lune montante (la Lune, à cette phase, se situe devant la constellation du Sagittaire puis du Capricorne).


    Le rythme synodique : rythme de Lune croissante et Lune décroissante: c'est le rythme bien connu de pleine lune / nouvelle lune qui influe notamment sur les marées mais dont les incidences sont moindres en jardinage.
    La pleine Lune donne des rendements plus faibles mais une meilleure conservation des semences pour la plupart des plantes, les semis réalisés avant la pleine Lune, (de deux à cinq jours avant), donnent des rendements supérieurs, surtout si l'ambiance est humide.
    Par exemple, les carottes semées un à trois jours avant la pleine Lune donnent de meilleurs rendements, mais leur conservation sera médiocre, sauf si la Lune est de passage devant la constellation de la Vierge (semis en mars-avril et mai).

    Les préparations biodynamiques


    L'élaboration du compost est incontournable en jardinage biodynamique, il signe souvent les petites nuances entre jardinage bio et biodynamique. Un engrais organique acheté dans le commerce, même s'il contient une bonne quantité d'unités d'azote, de phosphore ou de potasse, ne remplacera pas un compost dynamisé. La vie du sol n'a que faire de cette mathématique de fertilisation.

    Construire un compost biodynamique


    Il ne s'agit pas d'entasser pêle-mêle un tas de fumier et de déchets végétaux comme on le voit parfois dans les campagnes, mais de construire un tas ordonné en lui donnant une forme et en y incorporant les préparations biodynamiques afin d'obtenir un humus stable et durable. L'objectif est de favoriser la déconstruction puis la reconstruction de la matière organique. C'est la dynamique de ces processus de déconstruction-reconstruction qui est favorisée par les plantes des préparations. Ce compost aura dès lors un rôle de ferment, de modèle pour le sol et la plante.

    Les préparations du compost
    Ces préparations exercent une activité de mobilisation des substances et des forces. Elles agissent comme des forces formatrices qui guident les processus microbiens du compost. Le jardinier les incorpore au compost une fois le tas construit.
    La préparation élaborée à base d'achillée millefeuille agit comme un régulateur vis-à-vis du potassium. Elle donne aussi une sensibilité aux plantes qui leur permet de recueillir des substances rares mais indispensables à leur vie de plante comme l'or, le plomb, l'arsenic, etc.
    La préparation camomille possède un rôle régulateur du calcium et du potassium au travers de l'activité médiatrice du soufre.
    La préparation d'ortie, quant à elle, permet au compost et au sol d'acquérir une sorte d'intelligence, une sensibilité et de mieux gérer le métabolisme du fer et aussi celui de l'azote.
    L'écorce de chêne permet d'apporter du calcium vivant et de maîtriser les processus végétatifs trop exubérants dans la vie du sol et dans celle des plantes. Elle est un régulateur pour presque toutes les maladies des végétaux.
    La préparation issue de la fleur de pissenlit permet de réinsuffler une dynamique nouvelle au processus de la silice et de réguler les actions de la potasse.
    Enfin, la préparation extraite de la valériane officinale aide le sol et les plantes à mieux gérer l'activité de la substance phosphorée.